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Salles : Frédérique Stoezel sacrée championne du monde de judo

Par Corentin Barsacq

Légende photo : Frédérique Stoezel, au milieu, entourée de Caroline Bechelli et Ludovic Janvier./Photo F.S
Légende photo : Frédérique Stoezel, au milieu, entourée de Caroline Bechelli et Ludovic Janvier./Photo F.S

La sportive salloise a remporté le championnat du monde vétéran de Judo à Paris. Une consécration pour cette boule d’énergie.

 

Elle a découvert le judo il y a huit ans, cédant aux sirènes d’un fils judoka désireux d’embarquer sa mère dans cette belle aventure. Kinésithérapeute à Salles, Frédérique Stoezel est aussi une sportive accomplie, passionnée par le VTT et les raids multisports aux quatre coins de la planète.

Licenciée au club de judo de Biganos, elle a progressé au fil des années grâce aux conseils du « Senseï » Ludovic Janvier. Pour parfaire sa maîtrise, la Salloise a également pu compter sur les soutiens de Caroline Bechelli et de son amie Cathy Vieira, du Judo Club du Val de l’Eyre. C'est cette dernière qui a d'ailleurs incité Frédérique à concourir lors des échéances mondiales.

 

Cinq victoires à la suite

 

 Le vendredi 7 novembre, à Paris, Frédérique Stoezel s’est présentée sur les tatamis après une préparation idéale, sans blessure. Cinq combats plus tard — dont une finale expédiée en vingt secondes face à une adversaire colombienne — elle décroche le titre de championne du monde dans sa catégorie.

 

Une performance chargée d’émotion et de reconnaissance : « J’ai été soutenue par tout un club. Derrière ce titre, il y a un vrai travail collectif », confie celle qui avait déjà remporté le championnat de France vétérans en juin. Portée par cette victoire mondiale, la judoka voit désormais plus loin : « La saison redémarre. Les championnats d’Europe auront lieu l’an prochain à Bordeaux, donc on va essayer d’y faire un résultat », explique-t-elle.

 

Mais au-delà des podiums, Frédérique Stoezel tient surtout à accompagner les jeunes du club, une génération prometteuse à laquelle elle accorde une attention particulière. « On a des gamins qui vont concourir tout au long de l’année », souligne-t-elle.

Avant les Mondiaux, ces mêmes jeunes lui avaient adressé des messages d’encouragement qui ont, dit-elle, réussi à lui tirer quelques larmes. Une preuve supplémentaire que derrière la championne du monde, il y a surtout une équipe, une famille sportive et une véritable passion partagée.