Le Belinétois est né sous cet arbre. Et c'est aussi sous cet arbre qu'il s'arrête.
Un soir d'août 2016, à une période où ma principale préoccupation était de devenir le meilleur dresseur Pokémon GO du village, l'idée du Belinétois est née ici, sur cette place de Béliet.
C'est sous cet arbre qu'a débuté pour moi le journalisme, entouré de trois ou quatre personnes. C'est aussi sous cet arbre, près de dix ans plus tard, avec des milliers d'abonnés, que Le Belinétois tire sa révérence.
Cette décision est le fruit d'une longue réflexion qui a germé il y a déjà deux ans. Il me manquait simplement le courage de franchir le pas, ainsi que la certitude d'avoir emmené ce média au bout de ce qu'il pouvait devenir. C'est désormais chose faite. Sans regrets. Certains d'entre vous sont présents depuis 2016. D'autres nous ont rejoints pendant la période du Covid. Beaucoup nous ont découverts au fil des événements marquants qui ont frappé le Val de l’Eyre.
Pendant près de dix ans, je me suis nourri de rencontres, de confidences, de parcours de vie et de ces instants du quotidien qui ont trouvé leur place sur le site du Belinétois. Votre fidélité, votre confiance et votre engagement ont donné un sens à chacune de ces publications.
Durant toutes ces années, Le Belinétois a été pour moi bien plus qu'un média. Il a occupé mes journées, mes soirées, mes week-ends et même mes vacances. Il m'a offert des souvenirs inoubliables, des rencontres extraordinaires et la chance de couvrir des centaines d'événements qui ont marqué notre territoire. Comme toute aventure humaine, celle-ci n'a pas été faite que de moments heureux. Il y a eu des remises en question, des critiques parfois injustes, des pressions et des moments de doute. Mais ils n'ont jamais été assez forts pour éteindre la passion qui m'animait jusqu'ici.
Si j'ai pu traverser toutes ces années, c'est aussi grâce aux personnes qui m'ont accompagné dans cette aventure. Les plumes qui ont contribué à faire vivre Le Belinétois : Aurélie, Kylian, Mathieu, Alain et bien sûr Louna qui a été un véritable pilier. Parce qu'au-delà des articles qu'elle a écrits, elle a aussi vécu à mes côtés tout ce que représente un média local : les soirées passées à écrire, les week-ends sacrifiés, les incendies, les appels de dernière minute, les doutes, les joies, les critiques… et toutes ces choses que les lecteurs ne voient pas vraiment.
Merci à vous tous d'avoir partagé cette passion et d'avoir contribué à écrire l'histoire du Belinétois.
Après une pause à la fin de l'année 2024, Le Belinétois est revenu en janvier 2025 pour relancer la machine. Mais seul aux commandes, l'aventure n'était plus la même. Pour être le plus sincère possible, l'écriture n'avait plus la même saveur et l'audience, pourtant toujours au rendez-vous, m'animait de moins en moins. C'est durant cette période que j'ai pris la décision de mettre un terme au Belinétois à l’issue de ces dix ans. Aujourd'hui, cette aventure se termine. Petit à petit, je vais sauvegarder les articles présents sur mon site afin de garder une trace de ce média dans mes archives et, pourquoi pas, les réutiliser plus tard si l'envie me prend, un jour, de lancer une nouvelle aventure journalistique, ici ou ailleurs.
Le Belinétois s'arrête, mais pas mon envie de raconter notre territoire. Depuis plus d'un an, j'ai le plaisir de poursuivre cette passion en tant que correspondant pour La Dépêche du Bassin. Le journalisme n'est plus mon activité principale depuis deux ans, mais cette collaboration me permet de continuer à aller sur le terrain et à raconter les histoires qui font vivre notre région.
Je veux remercier toutes les personnes qui ont rendu cette aventure possible : ma famille, les lecteurs fidèles, les entreprises qui nous ont fait confiance, les associations, les communes, les autorités, les bénévoles, les élus qui ont considéré Le Belinétois comme un média et non comme un outil de communication, les photographes, les partenaires… et toutes celles et ceux qui, un jour, m'ont envoyé une information, partagé une photo ou simplement laissé un mot d'encouragement. Un clin d'œil particulier au réseau « Attila », qui a fait du Belinétois une source solide en matière de couverture des feux de forêt.
Je ne sais pas si les arbres ont une mémoire, mais j'aime à croire que celui-ci gardera un peu de cette histoire. Comme lui, Le Belinétois a été le témoin silencieux d'un territoire vivant, en perpétuelle évolution. À son image, j'ai simplement essayé d'observer, d'écouter et de raconter, sans jamais oublier que le rôle d'un média n'est pas de prendre parti mais de témoigner.
C'est cette indépendance qui a guidé Le Belinétois pendant toutes ces années. Et c'est sans doute ce dont je suis le plus fier, dix ans plus tard.
La dernière ligne est écrite. Merci d'avoir pris le temps de lire toutes les autres, pendant près de dix ans. 🫶
Corentin
