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Belin-Béliet : la statue de Saint-Jean pourrait être sauvée grâce à un concours de vote

Par Corentin Barsacq

La statue de Saint-Jean mesure un peu plus d'un mètre./Photo Ville de Belin-Béliet.
La statue de Saint-Jean mesure un peu plus d'un mètre./Photo Ville de Belin-Béliet.

Cette statue présente au sein de l’église de Mons est en finale régionale du concours « Le Plus Grand Musée de France » et pourrait bénéficier d’une aide de 8 000 euros. 

La mobilisation se propage sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours. Les internautes de Belin-Béliet et des alentours sont, en effet, sollicités pour participer au concours « Le plus grand musée de France » portée par la Fondation pour la Sauvegarde de l’Art Français ainsi qu’Allianz France. 

 

Derrière cette initiative, une opération sauvetage pour des œuvres importantes pour le patrimoine, comme peut l’être la statue de Saint-Jean L’Évangéliste, située au sein de l’église Saint-Pierre de Mons, à Belin-Béliet. Cette dernière est la seule représentante de la Gironde, en finale régionale du concours. 

 

Classée monument historique, cette statue en bois a été réalisée à la fin du XVe siècle et présente aujourd’hui « des fragilités importantes liées au temps et aux conditions de conservation anciennes » indique la Ville de Belin-Béliet, dans un communiqué de presse. 

 

Mystère autour de la main disparue

 

Ornée de lettres décoratives, difficilement lisibles, l’œuvre d’un artiste inconnue avait fait l’objet d’une étude de la part de l’historien émérite Jean-Louis Brouste, qui avait retranscrit ses observations dans le bulletin n°47 de la Société historique et archéologique d’Arcachon paru en 1986. L’érudit de Belin-Béliet détaille d’abord l’aspect de la statue, Saint-Jean, debout, tenant un calice « empli du poison qu’on voulut lui faire boire, portant un manteau largement drapé ». 

Surtout, Jean-Louis Brouste s’est intéressé aux bordures de ce vêtement, qui comporte des lettres gothiques, afin d’y percer un éventuel mystère. Autre ombre autour de cette statue, la disparition de sa main droite. Là aussi, Jean-Louis Brouste développe : « En 1982, une amie de Mons m’a dit qu’un jour cette statue était partie en ville pour y être étudiée. En partant, la statue avait sa main droite. À son retour, elle ne l’avait plus ». Une thèse que des archives peuvent par ailleurs confirmer, puisqu'une photographie prise par l’abbé Gaillard en 1909 laissait apparaître sa main droite. 

 

Des votes gratuits et ouverts jusqu’au 22 février 

 

Cette main, la statue de Saint-Jean pourrait bien la retrouver si elle est désignée lauréate de cette finale régionale où les votes sont gratuits. En compétition avec deux autres communes, (Curçay-sur-Dives (86) et Laplume (47), Belin-Béliet espère une restauration complète pour assurer la préservation de son petit monument. L’œuvre qui recueillera le plus de voix remportera le prix régional Nouvelle-Aquitaine et une enveloppe de 8000 euros afin de financer une partie de sa restauration.

 

Pour voter, il suffit de se rendre sur le site www.sauvegardeartfrancais.fr , sélectionner le département sa région et son département, puis de confirmer son vote en inscrivant son nom, prénom et adresse mail. Les votes restent ouverts jusqu’au 22 février.