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Belin-Béliet : sous les pins de Joué, le domaine du Volcelest s'ouvre à l'événementiel

Par Corentin Barsacq

Le domaine du Volcelest, à Joué, propose désormais la privatisation de son airial pour tous types d'événements. Sous l’impulsion de sa nouvelle gérante, Mathilde San José, le site amorce un tournant tout en préservant les racines de ce lieu bucolique. 

Le Volcelest entre dans une nouvelle dynamique. Depuis cet été, Mathilde San José a repris les rênes du domaine familial et souhaite ouvrir ce cadre naturel à la fois préservé et polyvalent aux événements privés. Passionnée d’agriculture et profondément attachée à l’environnement qui l’a vue grandir, elle entend faire profiter le public d’un site longtemps connu pour ses activités équestres.

 

Désormais, le domaine peut accueillir mariages, anniversaires, baptêmes, ainsi que des séminaires d’entreprise, séjours sportifs ou tout type de rassemblement. « La force du Volcelest est de pouvoir être modulable en fonction de l’événement et de la demande », souligne la gérante de 28 ans.

 

Sous les pins de Joué, le site peut recevoir jusqu’à 120 convives, dispose d’un grand gîte pour les soirées et offre 46 couchages répartis dans plusieurs hébergements. À l’extérieur, l’airial accueille une grande tente de réception, un barbecue, un terrain de tennis, des espaces de pétanque et un baby-foot. Isolé du voisinage, il garantit une ambiance intimiste, propice aux événements en plein air.

 

Et au regard des atouts du Volcelest, les projets ne manquent pas : dès le retour des beaux jours, Mathilde San José envisage d’organiser des soirées guinguettes mensuelles avec la venue d'un vigneron et d'un food-truck.  « On pourrait faire venir un viticulteur et un food-truck », imagine-t-elle, désireuse de dynamiser les lieux.

 

Une histoire avant tout familiale

 

Si le public redécouvre le Volcelest, les chevaux restent une composante essentielle. Les anciennes écuries, reconverties en hôtel pour chevaux, accueillent des cavaliers en longue distance comme en séjour touristique. Ces installations, marquées par des décennies de vie équestre, ont résisté aux aléas du temps. Mathilde San José se remémore les tempêtes de 1999 et 2009, puis les incendies de 2022 : « L’airial nous a sauvés », raconte-t-elle.

Le Volcelest peut être modulable selon les événements./Crédit photo www.volcelest.com
Le Volcelest peut être modulable selon les événements./Crédit photo www.volcelest.com

En arrière-plan de ce renouveau, le poids de l’histoire demeure. Depuis la fin des années 60, la famille San José façonne le Volcelest. Le charme d’époque qui avait séduit Raymond San José lors de l’achat du site reste intact. C’est sous son impulsion que le domaine a évolué, précurseur dans le tourisme équestre, tout en développant une activité de gîtes.

 

« Le site a ensuite toujours disposé d’une double activité liée aux chevaux et aux gîtes », rappelle Mathilde San José. Son père Frédéric a, lui, tenu un centre équestre jusqu’en 2018, faisant du Volcelest un véritable lieu de vie pour le quartier de Joué. Des générations d’écoliers de Belin-Béliet y ont découvert les joies du poney-club. Et le domaine a même hébergé des invités inattendus : dans les années 2000, un cirque y fit étape, laissant un éléphant profiter quelques jours de l’airial.

 

En s’ouvrant à la privatisation et aux événements, le Volcelest entame une nouvelle phase de son histoire. Mais le fil conducteur reste inchangé : préserver l’identité champêtre de cet airial landais, transmettre son authenticité et poursuivre l’aventure familiale. 

 

Contact : 07 86 31 95 38 — [email protected]