Par Corentin Barsacq

Tête de liste du Rassemblement National, Patrick Fayada a officiellement lancé sa campagne et présenté une partie de son équipe, réunie sous la bannière « Rassemblons Belin-Béliet 2026 ».
Enseignant d’éducation physique et sportive, le candidat s’est déclaré dès le mois de mai. Depuis la rentrée, il multiplie les actions de terrain : distribution de tracts, rencontres avec les commerçants et échanges avec les entreprises de la zone d’activités. L’occasion, selon lui, de présenter les grands axes de son projet municipal et de dévoiler les premiers visages de son équipe.
Autour de la table, les colistiers partagent un même mot d’ordre : « s’investir pour Belin-Béliet ». Certains sont installés de longue date dans la commune, d’autres arrivés plus récemment. Catherine souhaite « être proche des gens, les écouter et apporter des solutions ». David, Belinétois depuis 45 ans, évoque son souhait de « retrouver l’esprit de village ».
Quant à Élodie, originaire de Bordeaux, elle dit vouloir s’engager « pour que la commune ne devienne pas un baby Grand Parc ».Tous assument leur appartenance à une liste estampillée Rassemblement National, qu’ils décrivent comme « le seul parti qui représente les patriotes ».
Sécurité, urbanisation et cadre de vie
Au cœur du programme, la question de la sécurité figure parmi les priorités. Le candidat souhaite la création d’une police municipale et l’installation d’un réseau de vidéoprotection. « Il y a eu une absence totale de mesures en matière de sécurité, aussi bien de la part du maire actuel que de l’ancienne équipe », estime Patrick Fayada.
Autre axe fort de la campagne : la maîtrise de l’urbanisation. Le candidat critique « une urbanisation inadaptée » et la pression exercée par les promoteurs immobiliers. « On rase des villas pour construire des bâtiments sur plusieurs étages », regrette-t-il. Il plaide également pour une politique active de recherche de subventions afin de restaurer l’église Saint-Maurice.
Le volet social n’est pas oublié. Le candidat souhaite renforcer les services proposées aux seniors et réfléchir à de nouvelles pistes pour dynamiser les festivités locales. « Il y a de très bonnes choses, mais nous proposerons des améliorations », souligne Virginie, colistière. L’équipe entend poursuivre ses rencontres de terrain dans les prochains mois. « On a l’impression d’être un peu des sauveurs », estime quant à elle Catherine, qui dit avoir craint d’être stigmatisée en s’engageant. Patrick Fayada se veut mesuré : « On ne promettra pas monts et merveilles. On ne veut pas faire de clientélisme comme d’autres peuvent le faire ».
