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Salles : après son premier Dakar, le pilote Jérémie Gerber ne s’arrêtera pas en si bon chemin

Par Corentin Barsacq

Jérémie Gerber sur la ligne d'arrivée du Dakar 2024, en Arabie-Saoudite./Crédit photo DPPI Production
Jérémie Gerber sur la ligne d'arrivée du Dakar 2024, en Arabie-Saoudite./Crédit photo DPPI Production

Le 19 janvier dernier, Jérémie Gerber bouclait son tout premier rallye Dakar disputé à moto. Un accomplissement pour ce militaire qui ne compte pas ranger son deux-roues de sitôt. Il espère disputer une nouvelle fois cette compétition, l’an prochain. 

 

Il était aligné sur la ligne de départ du rallye Dakar avec une humilité certaine. Quelques jours avant de se rendre en Arabie Saoudite, son ambition était simple : « Franchir la ligne d’arrivée ». Jérémie Gerber a donc rempli son objectif en bouclant son premier Dakar dans la catégorie « malle-moto ». Sur sa KTM 450 Rally Replica, le Sallois s’est classé 51e au classement général, mais aussi 7e sur 30 dans sa catégorie. Enfin, toujours en « malle-moto », il est aussi le premier français au classement. 

 

Mais le représentant de l’association TLD Racing préfère rester humble tant le chemin fut long : « Je suis parti sur un certain rythme en me disant que je savais à quoi m’en tenir sur cinq étapes. Ça correspond à ce que je connaissais de mes deux précédents rallyes du Maroc. Ensuite, je partais dans l’inconnu, avec plus ou moins de confiance ». 

 

La confiance justement, Jérémie Gerber l’a acquise au fur et à mesure des étapes, s’améliorant quasiment à chaque journée, et ce, malgré une compétition difficile, voire dramatique : le pilote espagnol Carle Falcon, qui concourrait dans la même catégorie que Jérémie  Gerber, a en effet perdu la vie à la suite d’une chute lors de la deuxième étape : « J’ai su ce qu’il s’était passé lors de la journée de repos, par le biais de Thierry Béthys. C’est forcément un coup dur » reconnaît le militaire de carrière, qui poursuit : « Psychologiquement, on a conscience du danger. À deux reprises, je me suis arrêté pour contacter l’hélicoptère pour qu’il vienne en aide à deux pilotes qui avaient chuté. » 

Le pilote sallois a pu se mesurer aux dunes./Crédit photo DPPI Production.
Le pilote sallois a pu se mesurer aux dunes./Crédit photo DPPI Production.

À cette dangerosité s’ajoute aussi la crainte d’abîmer sa moto. C’est pourquoi le Sallois a tout fait pour limiter les dégâts au fil des jours : « En malle-moto, il faut réparer soi-même ce que l’on casse. Sur une journée, je suis sur la moto de 6h à 17h. Le soir, je consacrais une heure pour effectuer l’entretien. » 

 

De cette aventure, et au-delà du dépassement de soi, Jérémie Gerber retiendra les relations humaines nouées sur place, mais aussi la beauté des paysages traversés : « Traverser le désert du Quart Vide était impressionnant. On se retrouve avec une quinzaine de dunes du Pilat à gravir. C’est un vrai combat avec sa moto, mais c’est trop beau ». 

 

Forcément, de retour dans le Val de l’Eyre, le pilote a d’ores et déjà l’intention d’y retourner. Mais avant de se frotter au Dakar 2025, Jérémie Gerber compte poursuivre sa progression en disputant une nouvelle fois le rallye du Maroc. Pour cela, il espère le soutien de nouveaux sponsors pour l’accompagner tout au long de cette aventure sportive et humaine. 

 

Contact : tldracing9@gmail.com