· 

Val de l’Eyre : la pêche attire de plus en plus de jeunes malgré des étangs qui s’assèchent

Par Corentin Barsacq

Des jeunes pêcheurs accompagnés de leurs parents lors d'une journée découverte organisée par l'association./Photo Brochet Beliétois
Des jeunes pêcheurs accompagnés de leurs parents lors d'une journée découverte organisée par l'association./Photo Brochet Beliétois

L’association de pêche du Brochet Beliétois organise son assemblée générale le 23 février prochain à la salle des fêtes Jean-Paul Fabre. Le président Jean-Philippe Treuil se félicite du rajeunissement de ce loisir mais observe une  disparition progressive de certains étangs dans le Val de l’Eyre. 

 

« Le Brochet Beliétois est devenu le brochet du Val de l’Eyre ». Par cette formule, Jean-Philippe Treuil souligne la présence de son association sur les cours d’eau des cinq communes du Val de l’Eyre : « L’association regroupe désormais toutes les communes du Val de l’Eyre et les pêcheurs du coin » explique-t-il, avant d’annoncer la vente de presque 600 cartes de pêche lors de l’année 2023. 

 

Ce vendredi 23 février, l’association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique organisera son assemblée générale à la salle des fêtes Jean-Paul Fabre, et compte notamment évoquer une présence de plus en plus importante des jeunes aux abords des ruisseaux et des étangs. Un véritable phénomène qui puise son origine dans l’évolution progressive de ce loisir, selon Jean-Philippe Treuil : « Les jeunes pratiquent de plus en plus la pêche en « no-kill ». Ils pêchent simplement pour le plaisir et non pas pour manger le poisson. Ensuite, de nouveaux modes de pêche sont en expansion comme la pratique en float tube (N.D.L.R : en bateau léger) qui permet d’avoir une pratique plus dynamique. Il y a aussi un vrai engouement pour la pêche au leurre. Là aussi, cela montre que ce n’est plus du tout une pêche où l’on s’assoit en bord de ruisseau à attendre ». 

 

Un loisir qui se diversifie au gré du climat

 

Au total, le Brochet Beliétois revendique la présence de 195 jeunes pêcheurs en ses rangs. Une augmentation importante qui vient aussi compenser une baisse des ventes de cartes de pêche pour les personnes majeures, à l’année : « Aujourd’hui, des pêcheurs préfèrent prendre des cartes journalières, car elles ont un prix déjà moins important, et avec les confinements, les inondations ou encore plus récemment les incendies, certains préfèrent assurer le coup. »

 

Lire aussi : Belin-Béliet : les pêcheurs du Brochet Beliétois espèrent un peu de répit face à la nature

 

Surtout, les pêcheurs du Val de l’Eyre doivent composer avec des variations des niveaux d’eau parfois drastiques, avec la Leyre en guise d’exemple : « La Leyre était au plus bas durant l’été et puis tout à coup, la crue empêche tous les accès à l’automne. Ces variations climatiques ont un vrai impact ici » note Jean-Philippe Treuil, avant d’évoquer l’état des lieux des différents étangs : « Nous ne sommes pas gâtés par les étangs. Aujourd’hui, nous n’en avons plus que trois. Les étangs du Capet et de Lagourat sont quasiment tout le temps à sec. Dans le peu d’eau qu’il reste, les hérons font un carnage parmi les petits poissons ». 

 

L'association organise des lâchers mais lutte aussi contre les espèces invasives./Photo Brochet Beliétois.
L'association organise des lâchers mais lutte aussi contre les espèces invasives./Photo Brochet Beliétois.

 Pas épargnés par les effets du réchauffement climatique, les plans d’eau du secteur sont peu nombreux, alors les bénévoles du Brochet Beliétois poursuivent les lâchers de truites à l’aube de la nouvelle saison : « Nous avons lâché 3 700 truites l’an dernier. Nous disposons toujours de notre bac à la pisciculture qui nous permet de rempoissonner les étangs et la Leyre » explique Jean-Philippe Treuil. Enfin, l’année 2024 permettra de mener un projet impliquant notamment le Brochet Beliétois : « Avec l’aide de la Fédération de pêche, de l’office de tourisme du Val de l’Eyre mais aussi de l’Office National des Forêt et la Ville de Salles, nous allons installer un ponton permettant l’accès à l’étang de Sillac pour les personnes à mobilité réduite. » 

 

 

D’autres projets seront également annoncés lors de l’assemblée générale de l’association, qui, comme la pêche, renouvelle ses forces depuis sa création… en 1922 !