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Val de l'Eyre : qu'est-ce-que le laboratoire vivant récemment lancé par le Parc ?

Par Louna Lavergne

La réflexion autour d'un laboratoire vivant a germé après les incendies ravageurs de 2022./Crédit photo LB
La réflexion autour d'un laboratoire vivant a germé après les incendies ravageurs de 2022./Crédit photo LB

Officiellement institué fin juin, le laboratoire vivant du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne, soutenu par la région Nouvelle Aquitaine, s'est installé sur dix communes sinistrées des incendies de l'été 2022. Un dispositif encore méconnu qui vise à cerner diverses problématiques environnementales, territoriales et forestières.

 

À Belin-Béliet, le mardi 27 juin dernier, des élus et chercheurs se sont réunis autour des acteurs du Parc naturel régional des Landes de Gascogne pour lancer le coup d'envoi d'un laboratoire vivant, décrit par ces derniers en ces termes : "Forêt de demain et Aménagement du territoire". Ce projet s'étirera sur dix communes faisant partie de la triste liste des sinistrées suite aux incendies du funeste l'été 2022 et se déploiera jusqu'en 2028.

 

Un laboratoire vivant, quèsaco ?

 

Le laboratoire vivant est une façon de travailler sur un territoire donné en coalition avec les acteurs locaux qu'ils soient publics, privés, chercheurs ou simplement citoyens de manière participative. Ensemble, ils tenteront de trouver des solutions à des problématiques territoriales par des mesures nouvelles testées en amont sur une zone prédéfinie pour ensuite les appliquer à plus grande échelle en cas de succès. "Notre rôle en tant que Parc naturel régional, est d'expérimenter des méthodes comme celle-ci au service du développement durable du territoire" explique le Parc dans un communiqué transmis au Belinétois.

 

L'idée d'un laboratoire vivant est née dans l'esprit du Parc après l'été 2022 et les feux qui ont touché le massif forestier des Landes de Gascogne. En proie à des phénomènes naturels destructeurs ces dernières années après les tempêtes et inondations, la forêt se retrouve au centre d'une réflexion autour de la transition écologique. Le laboratoire vivant s'inscrit donc dans cette logique et s'articule autour de trois axes distincts : "l'intégration de la prévention et l'atténuation des risques dans l'aménagement territorial, la préservation et la restauration des continuités écologiques, la favorisation de la résilience et de la multifonctionnalité de la forêt."

 

Belin-Béliet, Saint-Magne et Hostens

 

Une dizaine de communes sont concernées par les expérimentations du laboratoire vivant dont deux dans le Val de l'Eyre, Belin-Béliet et Saint-Magne. Aux alentours, on retrouve Hostens, Mano, Louchats, Le Tuzan, Saint-Symphorien, Balizac et Origne. C'est sur ce large territoire que sera mené un diagnostic territorial et les premières concertations dès cette année. Ces dix communes se feront le théâtre d'innovantes actions jusqu'en 2027 avant un partage des résultats prévu en 2028.

 

 Pour l'heure, quatre actions sont d'ors et déjà lancées sur la zone-test et décrites par le Parc : "L'Observatoire Photographique des Paysages du Parc, le Plan de Paysage, un diagnostic des continuités écologiques et l'Observatoire Résilience", ce dernier concernant notamment la capacité de récupération de la biodiversité suite aux feux. Deux nouvelles actions devraient voir le jour dans les semaines à venir avec d'abord un "plan stratégique paysager" puis une étude sociologique visant à rassembler des témoignages sur les événements de l'été passé.