· 

Procès renvoyé pour le pompier soupçonné d'avoir provoqué les feux de Salles et Sanguinet

Par Corentin Barsacq

Lors du feu de Salles, le 16 juillet dernier.
Lors du feu de Salles, le 16 juillet dernier.

Alors que le procès du pompier landais soupçonné d’être à l’origine des incendies de Salles et Sanguinet devait ouvrir, une information judiciaire a été demandée. 

Le procès est renvoyé. À Mont-de-Marsan jeudi 4 octobre, le pompier volontaire de 22 ans qui est soupçonné d’être à l’origine des feux de Salles et Sanguinet a maintenu son discours. Celui d’un homme innocent mais confondu par la géolocalisation de son téléphone portable.

 

À la suite d’une demande du président du tribunal de Mont-de-Marsan Guillaume Cotelle, une information judiciaire a été ouverte afin d’obtenir des compléments d’informations pour déterminer la position exacte du sapeur-pompier. Le procureur de la République de Mont-de-Marsan Olivier Janson a également reconnu : « Il manque des points dans ce dossier » 

Par deux fois, le prévenu a alerté les pompiers

France Bleu Gironde rappelle dans son article que l’accusation repose sur la géolocalisation de ce jeune pompier volontaire. Au moment du premier incendie à Salles, qui avait détruit 68 hectares de pins, il est le premier à alerter les pompiers à 16h09. Mais son téléphone portable bornait déjà à 15h21, au point de départ du brasier. Situation identique la semaine d’après, à Sanguinet, « où son téléphone bornait au point de l’émission » de l’incendie, selon le président du tribunal.  Seulement voilà. L'homme visait pas l'accusation n'est autre qu'un habitant de la zone visée par les incendies. 

Mise en doute de la fiabilité de la géolocalisation

L’avocate du prévenu Carol Ferre-Darricau a quant à elle regretté l’ouverture d’une information judiciaire, en indiquant qu’elle aurait pu obtenir la relaxe de son client dès vendredi. Et pour cause. Pour son client comme pour elle, cela ne fait aucun doute : « la géolocalisation ne permet pas, au mètre près, de dire où se trouvait son client ».

 

Elle évoque également la possible existence « d’une marge d’erreur de plusieurs kilomètres. » Un argument à prendre en compte puisque l’homme supposé incendiaire habite dans la zone où se sont déclarés les deux incendies et affirme qu’au moment des faits, il se trouvait à son domicile. 

 

Un juge d'instruction va donc reprendre l'enquête afin de mener des investigations supplémentaires. 

Écrire commentaire

Commentaires: 0