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Philippe Ospital : « Nous travaillons sur des projets pour le Graoux »

Par Corentin Barsacq

 

Vendredi, au sein de la maison du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne, le directeur général du Parc Philippe Ospital a dévoilé un projet visant à amorcer une seconde vie pour  le centre du Graoux. 

Philippe Ospital, Directeur général des services du Parc naturel régional des Landes de Gascogne.
Philippe Ospital, Directeur général des services du Parc naturel régional des Landes de Gascogne.

Il était le fleuron environnemental de Belin-Béliet, une fierté du Parc Naturel, une école sans murs, il est aujourd’hui à l’abandon. Depuis 2014, le centre du Graoux n’est plus qu’un lieu bucolique dépourvu d’âme qui revit le temps de quelques instants lors de différents ateliers nature. Philippe Ospital le sait, « c’est un énorme gâchis ». Pour expliquer cela, le directeur met en avant les restrictions budgétaires de l’époque conjuguées avec une baisse drastique de sa fréquentation : « Lorsque les classes vertes ne viennent plus, on ne peut pas faire vivre le Graoux d’amour et d’eau fraiche ». Il a donc fallu faire un choix politique, et cesser les activités sur le centre d’animation. « À Belin-Béliet, les gens parlent, se questionnent. Nos agents sont interpellés. Il fallait faire quelque chose » témoigne Philippe Ospital. 

Vient alors l’heure d’un second choix. Vendre le Graoux ? « Hors de question ! » Depuis six mois, un comité de pilotage réfléchit sur le sujet avec deux projets conséquents. Sous la houlette de Hervé Gillé, conseiller départemental du canton des Landes des Graves, deux solutions sont émises. La première, considérée comme « modeste », vise à déménager l’actuelle maison du Parc au sein des locaux du Graoux qui appartiennent à la structure : « Il nous faut une vraie maison du Parc avec des lieux à découvrir » ajoute Mathilde Fraigneau, responsable de la communication. Pour profiter de la biodiversité du lieu, le comité de pilotage envisage également l’installation de l’Institut de formation et de recherche en éducation à l’environnement (IFREE).  

Vers une réserve naturelle ? 

À ce projet se greffe le déménagement du siège de Graine Aquitaine, le Groupement Régional d’Animation et d’Information sur la Nature et l’environnement (GRAINE) qui sensibilise à l’environnement et à l’action de l’Homme. La seconde option, plus conséquente et qui comprend également la venue du PNR, de Graine Aquitaine et de l’IFREE, porte en guise d’étendard la reconnaissance du Graoux comme une réserve naturelle régionale : « Ce serait un lieu d’expérimentation de l’environnement, un terrain de démonstration. » Philippe Ospital sait que cette décision environnementale peut affecter la chasse dans le secteur. Il assure : « Nous sommes en discussion avec les associations de chasse pour établir une réglementation. Cela profitera à tous ». 

La mise en place d’un tel projet nécessite, selon le directeur du Parc, deux à quatre ans : « Nous partons sur des hypothèses très larges qui peuvent se rétrécir en fonction des financements disponibles. » Le Graoux va-t-il connaitre une seconde vie ? C’est en tout point ce que les belinétois souhaitent. 

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Commentaires: 1
  • #1

    Bruno de La Rocque (mardi, 18 juin 2019 11:57)

    Le site du Graoux recèle à lui tout seul un concentré géomorphologique et hydrographique de tout ce qui fait un paysage de la Grande Lande : le plateau, la rupture de pente et les changements de végétation en descendant vers la Gaure et vers l'Eyre, les terrasses, les affleurements, les lits de rivières... C'est un site en tous points remarquables.