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Glyphosate dans la Forêt des Landes: Le Parc réagit

Par le biais d’un communiqué de presse, le Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne a souhaité réagir à l’utilisation de glyphosate dans la forêt des Landes avec fermeté. 

Crédit photo: AcadieNouvelle
Crédit photo: AcadieNouvelle

C’est une révélation choc qui est venu mettre à mal les sylviculteurs de la région. Depuis le début de la semaine, et en plein débat national sur l’utilisation controversée du glyphosate, France Bleu Gironde a dévoilé une enquête dénonçant le recours à des pesticides sur une surface de 2 000 hectares de la forêt des Landes de Gascogne. C’est un apiculteur de la commune de Saint-Symphorien qui a lancé l’alerte. Ce dernier a durement été touché. En effet, il a dû se séparer de sa récolte de 1,2 tonne de miel de callune, la collecte étant contaminée par la molécule de glyphosate. Les relevés effectués attestent d’une présence importante de ce pesticide, dépassant jusqu’à deux fois les normes autorisées dans le miel. L’origine du problème résiderait dans les pratiques de certains sylviculteurs, propriétaires de parcelles privées, qui utiliseraient la substance afin d’accélérer la pousse des pins. Or, le pesticide utilisé sur des fleurs qui prolifèrent au sol et ralentissent la croissance des pinèdes se retrouve dans le butinage des abeilles. Cela entraine des dommages irréversibles, non seulement pour les abeilles et leur récolte, mais aussi et surtout pour la biodiversité. Face aux faits avérés, le Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne a souhaité réagir avec fermeté.  Tout en assumant connaître l’existence de l’utilisation du pesticide sur une partie des quelque 330 000 hectares de forêts des Landes de Gascogne, le président du Parc Renaud Lagrave a souligner que ces pratiques utilisées par une poignée de sylviculteurs étaient « généralement effectué dans le respect de l’environnement ». Ces dernières sont en effet encadrées par le code forestier et le code de l’environnement afin d’être acteur des objectifs de maintien de la biodiversité et des milieux naturels. En réponse au chiffre attestant que 2 000 hectares de forêts concernés, le Parc déclare que l’utilisation de pesticides dans la forêt des Landes de Gascogne est « marginale et très localisée ».

Le Parc Naturel « s’oppose totalement »

Tout en réitérant sa confiance aux sylviculteurs et en demandant à ne pas englober toute la profession dans ses pratiques, le président de la structure a pris une position ferme sur le sujet : « Je m’oppose totalement à l’utilisation et au développement de ces pratiques préjudiciables à l’environnement ». Une demande a été effectuée auprès des services du parc naturel dans l’optique de travailler avec les partenaires du territoire et réduire l’utilisation de pesticides dans les espaces communaux et agricoles. Des expérimentations pourraient ainsi être lancées. Pour rappel, le sujet avait déjà été débattu au sein de l’InterCLE, la commission locale de l’eau SAGE « LEYRE-CIRON » afin de proposer des alternatives plus écologiques. Reste à voir si les sylviculteurs seront prêts à changer leur méthode de traitement, lorsque l’on sait que les propriétés privées représentent 90 % de la forêt des landes-girondines.